- ✓Aucun abonnement obligatoire : avec la commission seule, vous ne payez que quand vous encaissez
- ✓Prise en main en moins d'une heure, sans formation
- ✓Certification NF525 incluse, attestation de conformité téléchargeable
- ✗Commission de 1,75% par transaction : au-delà de 2 200€ encaissés par carte chaque mois, elle revient plus cher que l'abonnement Paiements Plus
- ✗Le pourcentage grimpe à 2,50% sur les paiements à distance (lien de paiement, boutique en ligne)
- ✗Le logiciel de base est volontairement limité : plans de table, multi-établissements et intégrations comptables passent par l'abonnement Caisse Plus (39€/mois)
SumUp, c’est aujourd’hui le leader européen des terminaux de paiement mobiles, et depuis le rachat de Tiller en 2022, un acteur sérieux du logiciel de caisse. Avec plus de 4 millions de commerçants dans le monde, 4,1/5 sur les 41 500 avis marchands que nous avons recueillis (avril 2026) et 4,0/5 sur Capterra (1 468 avis), c’est l’une des solutions les plus testées du marché.
La question n’est donc pas de savoir si SumUp fonctionne. Des millions de commerçants encaissent avec, tous les jours. La vraie question, celle à laquelle la plupart des articles ne répondent pas vraiment, c’est : est-ce le bon choix pour VOTRE activité, et quel pourcentage de votre chiffre d’affaires cela va-t-il vraiment vous coûter ?
On a relevé la grille tarifaire officielle sur le store SumUp France en juin 2026, recalculé le coût réel sur trois ans selon votre volume, et dépouillé les avis marchands que nous avons recueillis, en particulier les négatifs. Voici ce qu’on en retient, sans langue de bois.
Si vous êtes seulement venu pour le chiffre : 1,75% par paiement carte en boutique, 0,89% avec l’abonnement Paiements Plus à 19€/mois, 2,50% sur les paiements à distance, 0€ sur les espèces. Le détail, les exceptions et le seuil à partir duquel l’abonnement devient rentable sont juste en dessous.
SumUp en bref : c’est quoi ?
SumUp est une fintech fondée en 2012 à Londres, aujourd’hui présente dans plus de 35 pays. En France, la société s’est d’abord fait connaître avec ses terminaux de paiement mobiles, avant de racheter Tiller en 2022, un logiciel de caisse français apprécié des restaurateurs, pour construire un écosystème complet.
Le résultat, c’est une gamme qui couvre tout le parcours d’encaissement :
- Terminaux de paiement (Solo Lite, Solo, Terminal)
- Logiciel de caisse (sur tablette, ou sur la caisse double écran SumUp à 399€)
- Compte professionnel gratuit avec carte Mastercard
- Boutique en ligne et facturation
- Borne de commande (Kiosk, pour la restauration rapide)
C’est cet écosystème intégré qui fait la différence avec un simple TPE concurrent : tout est dans la même interface, du lecteur de carte au compte pro. La contrepartie, c’est une grille tarifaire en couches qui n’est pas toujours lisible. On y vient tout de suite.



Tarifs SumUp : ce que vous payez vraiment
Voici la grille réelle, vérifiée sur le store SumUp France en juin 2026.
Le matériel : un achat unique, puis il est à vous
SumUp ne loue pas son matériel : vous l’achetez une fois, il vous appartient. Aucun engagement de durée sur l’appareil. Voici la gamme et les prix d’appel (hors taxes) :
| Matériel | Prix | Pour qui |
|---|---|---|
| Solo Lite | 34€ | Indépendant, food truck : se branche au smartphone en Bluetooth |
| Solo | 79€ | Marchés, itinérant : autonome, 4G incluse, pas de smartphone requis |
| Terminal | 169€ | Poste fixe : grand écran tactile et imprimante de tickets intégrée |
| Caisse SumUp | 399€ | Comptoir : double écran (commerçant + client), gestion complète |
| Kits POS | 549€ à 649€ | Caisse + imprimante + tiroir (+ douchette pour le retail) |
Pour encaisser, le seul équipement obligatoire est un lecteur de carte. Le reste dépend de votre comptoir. Si vous hésitez entre ces modèles, on les détaille dans la section suivante..
Les abonnements : quatre briques payantes, aucune obligatoire
Le logiciel de caisse SumUp est gratuit dans sa version de base : catalogue, encaissement, rapports, NF525, tout est là pour un commerce simple. Ce qui se paie, ce sont des briques qu’on ajoute seulement si on en a l’usage.
| Abonnement | Prix | Ce qu’il débloque |
|---|---|---|
| Paiements Plus | 19€/mois | Commission ramenée à 0,89% et versement sous 1 jour ouvré |
| Caisse Plus | 39€/mois | Plans de salle, multi-établissements, intégrations comptables (Pennylane, Sage…), gestion fine des stocks et du personnel |
| Compte pro Plus | 25€/mois | Fonctions avancées du compte professionnel SumUp |
| Factures Plus | 10€/mois | Facturation illimitée et personnalisée |
Aucun n’est imposé : on peut encaisser pendant des années avec le matériel et la commission, point. Mais pour un restaurant ou un commerce à plusieurs employés, les fonctions dont vous aurez réellement besoin vivent dans Caisse Plus. Dans ce cas, le vrai prix de SumUp, c’est 39€/mois + commission, et il vaut mieux le savoir avant de commander le matériel. Quant à l’abonnement Paiements Plus, que beaucoup cherchent sous le nom de « SumUp One », il a son propre dossier : faut-il prendre l’abonnement SumUp ?
Commission SumUp : quel pourcentage est prélevé sur chaque paiement
C’est la question qui revient le plus souvent, et la réponse dépend de la façon dont votre client paie. Voici le pourcentage réellement prélevé par SumUp, d’après la grille officielle française relevée en juin 2026.
| Type d’encaissement | Sans abonnement | Avec Paiements Plus (19€/mois) |
|---|---|---|
| Paiement carte en personne (puce, sans contact, Apple Pay, Google Pay) | 1,75% | 0,89% |
| Tap to Pay (encaissement sur smartphone, sans lecteur) | 1,75% | 0,89% |
| Paiement à distance (lien de paiement, boutique en ligne) | 2,50% | 2,50% |
| Client qui règle avec une carte SumUp | 0% | 0% |
| Espèces, chèques | 0% | 0% |
Deux nuances qui ne sautent pas aux yeux sur la page tarifs. D’abord, les cartes premium, internationales et American Express sortent du taux domestique et se facturent plus cher : si une part notable de votre clientèle est étrangère, votre pourcentage moyen sera au-dessus de 1,75%. Ensuite, au-delà de 10 000€ encaissés par mois, SumUp ne vend plus au tarif public et passe à une grille négociée, avec un interlocuteur dédié. À ce niveau de volume, demandez cette grille avant de comparer avec un concurrent.
Ce que ça donne en euros : sur un panier moyen de 30€ payé par carte, SumUp prélève 0,53€ et vous verse les 29,47€ restants. Sur 200 paiements de 30€ dans le mois, soit 6 000€ encaissés, la commission représente 105€. C’est le vrai chiffre à mettre en face d’un abonnement de caisse concurrent, pas le pourcentage brut.
Faire baisser le pourcentage : le seuil de bascule
Le modèle « commission seule » est imbattable pour un faible volume ou une activité saisonnière : zéro charge fixe, vous ne payez que quand vous vendez. Mais à mesure que votre chiffre carte monte, 1,75% finit par coûter cher, et c’est là qu’un abonnement à 19€/mois devient le bon calcul.
| Volume carte / mois | Commission seule (1,75%) | Paiements Plus (19€ + 0,89%) | Économie |
|---|---|---|---|
| 1 000€ | 17,50€ | 27,90€ | ❌ −10,40€ |
| 2 200€ | 38,50€ | 38,58€ | ⚖️ équilibre |
| 5 000€ | 87,50€ | 63,50€ | ✅ +24,00€ |
| 10 000€ | 175,00€ | 108,00€ | ✅ +67,00€ |
| 15 000€ | 262,50€ | 152,50€ | ✅ +110,00€ |
Le point de bascule se situe autour de 2 200€ encaissés par carte chaque mois. En dessous, restez sur la commission seule. Au-dessus, Paiements Plus est plus avantageux, et l’écart se creuse vite : à 10 000€/mois, vous économisez 67€ par mois, soit 804€ par an. Un détail qui vaut de l’argent pour les activités saisonnières : l’abonnement se résilie au mois, donc rien n’oblige à le garder en basse saison.
La gamme SumUp en détail : quel modèle pour vous
Quatre appareils couvrent l’essentiel des besoins. Tous s’achètent une fois, sans abonnement, et appliquent la même commission de 1,75% (0,89% avec Paiements Plus). Voici lequel choisir selon votre activité. Si l’arbitrage entre les modèles vous bloque, on le reprend en détail dans notre guide sur quel terminal SumUp choisir. Et pour les confronter aux modèles Zettle et Square, voyez notre comparatif des terminaux de paiement.
SumUp Solo Lite
- Connexion
- Bluetooth (smartphone/tablette)
- Écran
- Non
- 4G intégrée
- Non
- Imprimante
- Non
Idéal pour : démarrer au prix le plus bas, en appoint d'un smartphone : marché occasionnel, artisan, activité de complément.
! Le bémol : il dépend de votre téléphone et de son réseau ; pas d'autonomie propre.
Voir le Solo LiteSumUp Solo
- Connexion
- 4G incluse + wifi
- Écran
- Tactile
- 4G intégrée
- Oui (SIM fournie)
- Imprimante
- Non (option)
Idéal pour : encaisser partout sans smartphone : food truck, marchés, livraison, vente itinérante.
! Le bémol : pas d'imprimante de ticket en standard : il faut le pack avec imprimante si vous en avez besoin.
Voir le SoloSumUp Terminal
- Connexion
- 4G incluse + wifi
- Écran
- Grand tactile
- 4G intégrée
- Oui (SIM fournie)
- Imprimante
- Intégrée
Idéal pour : un poste fixe qui imprime les tickets : boutique, bar, comptoir avec un seul point d'encaissement.
! Le bémol : surdimensionné pour qui encaisse rarement ; un Solo suffit si l'impression n'est pas indispensable.
Voir le TerminalSumUp Caisse (Register)
- Format
- Double écran (commerçant + client)
- Logiciel
- Caisse complète intégrée
- 4G intégrée
- Oui
- Kits POS
- 549 € à 649 € (imprimante, tiroir, douchette)
Idéal pour : un vrai comptoir : restauration, commerce de détail, salon. L'écran client fluidifie le paiement.
! Le bémol : les fonctions avancées (plans de salle, multi-établissements) passent par l'abonnement Caisse Plus à 39 €/mois.
Voir la Caisse SumUpLe coût réel de SumUp sur 3 ans, par profil
Les prix à la pièce ne disent rien du coût réel. Ce qui compte, c’est le total que vous aurez déboursé au bout de trois ans, matériel compris. On a fait le calcul pour trois profils types. (Hypothèse : 100% des encaissements par carte, le pire cas pour la commission. Avec des espèces, vos coûts seront plus bas.)
| Profil | Matériel | Formule la plus adaptée | Coût total sur 3 ans |
|---|---|---|---|
| Food truck / marché 1 500€/mois | Solo (79€) | Commission seule (1,75%) | ≈ 1 024€ (79€ + 945€ de commission) |
| Petite boutique 6 000€/mois | Terminal (169€) | Paiements Plus (19€ + 0,89%) | ≈ 2 775€ (169€ + 684€ d’abo + 1 922€ de commission) |
| Restaurant 15 000€/mois | Caisse 399€ | Paiements Plus + Caisse Plus | ≈ 7 293€ (399€ + abos 2 088€ + commission 4 806€, hors options) |
Deux enseignements concrets de ce tableau :
Pour un petit volume, le matériel est négligeable : plus de 90% de votre coût sur trois ans, c’est la commission (945€ contre 79€ de terminal). Choisir le bon abonnement compte donc plus que choisir le bon terminal.
Pour un restaurant à 15 000€/mois, on approche 7 300€ sur trois ans, dont près des deux tiers en commission seule, et là, des caisses à abonnement fixe comme L’Addition ou Lightspeed peuvent devenir compétitives, car leur tarif ne grimpe pas avec votre chiffre d’affaires. C’est l’arbitrage clé : SumUp facture un pourcentage, les caisses spécialisées facturent un forfait. Plus vous encaissez, plus le forfait devient intéressant. Si vous tenez un restaurant, comparez ces solutions dans notre comparatif des logiciels de caisse pour restaurant. Pour situer SumUp face à l’ensemble du marché sur votre propre volume, notre comparateur de coût réel refait cette addition pour 35 formules de 16 éditeurs.
Le logiciel de caisse SumUp : ce qu’il fait bien
Une clarification s’impose, parce que « caisse SumUp » désigne deux choses qu’on confond souvent :
- La caisse SumUp au sens matériel : le comptoir double écran à 399€, commercialisé sous le nom Register, et ses kits avec imprimante, tiroir-caisse et douchette.
- Le logiciel de caisse SumUp au sens application : l’appli issue du rachat de Tiller, gratuite, qui tourne aussi bien sur ce comptoir que sur un iPad, une tablette Android ou un simple smartphone.
Vous pouvez donc utiliser le logiciel sans jamais acheter la caisse, et c’est le cas le plus fréquent : une tablette que vous possédez déjà, un lecteur à 34€, et vous encaissez de façon conforme, l’application étant certifiée NF525 dès sa version gratuite. Voici ce qu’elle sait faire au quotidien.
L’encaissement : simple et rapide
C’est le point fort historique de SumUp. L’interface est épurée : vous sélectionnez les articles, vous encaissez, le client paie. Moins d’une heure pour être opérationnel, sans formation. C’est ce qui revient le plus souvent dans les avis positifs, et c’est mérité.
SumUp accepte tous les modes de paiement courants : carte bancaire (Visa, Mastercard, Maestro, Amex), sans contact NFC, Apple Pay et Google Pay, titres-restaurant selon réglementation, ainsi que les espèces, chèques et QR code.
La gestion du catalogue

Vous créez un catalogue d’articles illimité avec photos, prix, descriptions et variantes, groupés par catégorie. Chaque article peut porter son propre taux de TVA, utile pour les commerces alimentaires aux taux différenciés (sur place / à emporter).
Les rapports et analyses
SumUp génère des rapports de ventes en temps réel, accessibles depuis l’application ou le tableau de bord web : chiffre d’affaires, meilleures ventes, performance par employé, modes de paiement. Les données s’exportent pour votre comptable.
Le matériel : un vrai point fort
Le matériel s’achète une fois et vous appartient : pas de location mensuelle, et vous pouvez fermer votre compte sans rien rendre. L’engagement reste donc réversible côté équipement.
À l’usage, les terminaux sont fiables et simples : on n’a pas relevé de problème matériel récurrent dans les avis, et la prise en main demande quelques minutes. Le Solo et le Terminal embarquent une carte SIM 4G, ce qui permet d’encaisser sans wifi ni smartphone, un vrai plus pour qui travaille en extérieur ou en déplacement.
Enfin, la gamme couvre plusieurs configurations, du lecteur de poche au comptoir double écran : vous pouvez commencer avec un Solo Lite à 34€ et passer à une caisse complète plus tard, sans changer d’écosystème.
Ce que SumUp fait moins bien
Le service client : le talon d’Achille
C’est le reproche le plus constant des avis négatifs. Le support fonctionne désormais principalement par chat, sans ligne téléphonique dédiée pour les problèmes complexes. Pour une question de catalogue, ça suffit. Pour un blocage de fonds ou une erreur de virement, l’absence d’interlocuteur direct est clairement un point faible, et c’est exactement dans ces moments-là que le commerçant a besoin d’une réponse rapide.
Deux cas concrets relevés dans les avis du printemps 2026 :
- Modification du numéro de téléphone bloquée. Des utilisateurs signalent l’impossibilité de changer le numéro lié au compte, ce qui verrouille certaines fonctions de sécurité. Résolution uniquement par chat, avec plusieurs jours de délai.
- Écarts de dates d’encaissement. Des commerçants rapportent des différences entre la date de transaction affichée et la date réelle sur le relevé bancaire, ce qui complique le rapprochement comptable.
Le logiciel de base est volontairement limité
La version gratuite du logiciel couvre un commerce simple, pas plus. Plans de table, multi-établissements, intégrations comptables : tout cela vit dans l’abonnement Caisse Plus à 39€/mois. Pour un restaurant ou une boutique à plusieurs collaborateurs, ce n’est donc pas une caisse « gratuite », et c’est important de l’avoir en tête au moment du budget.
Le blocage de fonds : ce que personne ne vous explique
C’est la peur n°1 dans les avis négatifs, et la critique la plus sérieuse à connaître avant de se lancer. On va le faire, parce que c’est évitable dans la grande majorité des cas.
Pourquoi ça arrive. SumUp est un établissement de paiement régulé. À ce titre, il est légalement tenu de surveiller les flux pour lutter contre le blanchiment (réglementation LCB-FT). Concrètement, un algorithme compare vos encaissements à votre profil déclaré. Quand un mouvement détonne, le système peut geler les fonds le temps d’une vérification manuelle. Ce n’est pas une spécificité SumUp : PayPal, Square et Stripe fonctionnent de la même manière.
Ce qui déclenche un blocage, d’après les témoignages récurrents que nous avons recueillis :
- Un encaissement isolé très supérieur à votre moyenne habituelle
- Une montée brutale du volume sur quelques jours
- Un dossier d’identité (KYC) incomplet ou non vérifié à l’ouverture
- Un secteur d’activité jugé « à risque » mal renseigné au départ
Comment l’éviter (la partie utile) :
- Complétez votre KYC à fond dès l’ouverture : pièce d’identité, justificatif d’activité (Kbis, déclaration), RIB au bon nom. Un dossier complet réduit drastiquement le risque.
- Prévenez avant une grosse rentrée. Si vous attendez un encaissement inhabituel (gros événement, vente importante), contactez le support en amont pour le signaler. Un flux annoncé est un flux qui ne déclenche pas l’alarme.
- Gardez vos justificatifs prêts (factures, bons de commande). En cas de demande, répondre dans l’heure raccourcit le déblocage de plusieurs jours.
Notre position : le blocage de fonds est réel mais largement évitable. Le vrai reproche à faire à SumUp n’est pas de vérifier, c’est obligatoire, mais de mal communiquer quand ça arrive.
SumUp face à Zettle et Square
Sur le segment du TPE mobile, SumUp affronte surtout Zettle (groupe PayPal) et Square. Le match se joue à la marge, mais quelques différences comptent.
| SumUp | Zettle (PayPal) | Square | |
|---|---|---|---|
| Commission carte | 1,75% (0,89% avec abo) | 1,75% | 1,75% |
| Lecteur d’entrée | Solo Lite, 34€ | PayPal Reader | Square Reader |
| Terminal autonome 4G | Solo / Terminal | Zettle Terminal | Square Terminal |
| Logiciel de caisse | Oui (issu de Tiller) | Plus léger | Solide, orienté retail |
| Atout | Écosystème + matériel large | Intégration PayPal | Logiciel et écosystème dev |
En pratique, SumUp se distingue par l’étendue de sa gamme matérielle et son écosystème (compte pro, facturation, boutique). Zettle séduit ceux déjà dans l’univers PayPal. Square vise davantage le retail structuré avec un logiciel plus riche. Pour un commerçant français qui veut du simple, sans abonnement, avec un vrai choix de terminaux, SumUp reste le plus polyvalent.
Le duel SumUp contre Zettle, le plus fréquent chez les commerçants qui hésitent, mérite un comparatif à part entière : nous y consacrons un dossier dédié SumUp vs Zettle.
SumUp est-il fait pour vous ?
SumUp convient parfaitement si vous êtes…
- Indépendant ou auto-entrepreneur avec un volume carte modéré (moins de 5 000€/mois) : le modèle sans abonnement est idéal
- Commerçant qui démarre et veut tester sans engagement, avec un matériel qui lui appartient
- Vendeur sur marchés, food truck, artisan itinérant : le Solo avec 4G intégrée est fait pour ça (voir notre comparatif des caisses pour food truck)
- Commerçant qui veut un écosystème complet : TPE, caisse, compte pro et facturation dans une seule interface
SumUp est moins adapté si vous…
- Gérez un restaurant à salle complexe : regardez plutôt L’Addition ou Lightspeed, pensés pour la restauration (on détaille où SumUp coince en salle dans notre analyse de SumUp pour un restaurant)
- Avez besoin d’un agenda de rendez-vous : pour un salon, Planity intègre la prise de rendez-vous, ce que SumUp ne fait pas (on détaille ce point dans notre avis SumUp pour coiffeur)
- Encaissez plus de 15 000€/mois par carte : la commission finit par coûter plus cher qu’un abonnement fixe concurrent (voir notre tableau du coût sur 3 ans plus haut)
- Cherchez un logiciel de caisse coiffure spécialisé : SumUp manque des fonctions métier du secteur
SumUp est un bon point de départ, mais ce n’est qu’une option parmi d’autres. Si vous hésitez à rester, notre panorama des alternatives à SumUp vous oriente vers le bon concurrent selon votre vrai motif de départ (prix, fonction métier ou volume). Et pour situer SumUp face à Tactill, L’Addition, Hiboutik ou Shopify POS, voyez notre comparatif du meilleur logiciel de caisse qui classe les solutions par profil de commerce.
Questions fréquentes
SumUp est-il certifié NF525 ?
Oui. Le logiciel de caisse SumUp est certifié NF525, et une attestation de conformité est téléchargeable depuis votre espace client. C’est ce document qu’on vous demandera en cas de contrôle de l’administration fiscale si vous encaissez des particuliers. Pour comprendre ce que la loi impose vraiment, consultez notre guide sur la conformité légale des caisses et notre explication de la norme NF525.
Quel pourcentage SumUp prélève-t-il sur chaque paiement ?
1,75% par paiement carte en personne sans abonnement, ramené à 0,89% avec Paiements Plus à 19€/mois. Le pourcentage monte à 2,50% sur les paiements à distance (lien de paiement, boutique en ligne) et tombe à 0% sur les espèces. Au-delà de 10 000€ encaissés par mois, SumUp passe à une grille négociée. Le seuil de bascule vers l’abonnement se situe autour de 2 200€ encaissés par carte chaque mois : en dessous, la commission seule reste plus avantageuse.
Quelle différence entre la caisse SumUp et le logiciel de caisse SumUp ?
La caisse SumUp est le comptoir double écran vendu 399€ (nom commercial : Register). Le logiciel de caisse SumUp est l’application gratuite issue du rachat de Tiller, qui tourne sur ce comptoir mais aussi sur un iPad, une tablette Android ou un smartphone. On peut donc utiliser le logiciel sans acheter la caisse, et c’est la configuration la plus courante.
Le logiciel de caisse SumUp est-il vraiment gratuit ?
Oui pour un commerce simple : catalogue illimité, encaissement, rapports de ventes et conformité NF525 sont inclus sans abonnement. Les fonctions avancées (plans de salle, multi-établissements, intégrations comptables, gestion du personnel) passent par Caisse Plus à 39€/mois. Sans elles, vous ne payez que la commission sur les paiements carte. Si le zéro euro est votre critère principal, comparez avec les autres options de notre guide des logiciels de caisse gratuits.
Peut-on utiliser SumUp sans connexion internet ?
Partiellement. Le traitement d’un paiement par carte nécessite une connexion. En cas de coupure, vous pouvez continuer à saisir des articles mais pas encaisser par carte. Les terminaux Solo et Terminal embarquent une carte SIM 4G : ils restent autonomes sans Wi-Fi.
Quelle différence entre Solo Lite, Solo et le Terminal SumUp ?
Le Solo Lite (34€) se connecte en Bluetooth à votre smartphone ou tablette. Le Solo (79€) est autonome avec 4G intégrée, sans smartphone. Le Terminal (169€) ajoute un grand écran tactile et une imprimante de tickets intégrée. L’ancien SumUp Air n’est plus commercialisé en France.
Suis-je propriétaire de ma caisse SumUp une fois achetée ?
Oui. Le matériel s’achète une fois et vous appartient : ce n’est pas une location. Vous pouvez l’utiliser aussi longtemps que vous le souhaitez, ou fermer votre compte SumUp sans rien rendre. Aucun contrat ni engagement de durée sur le matériel.
SumUp peut-il bloquer mes fonds ?
Oui, comme tout établissement de paiement (PayPal, Square, Stripe). SumUp peut retenir des fonds le temps d’une vérification de conformité, surtout si vous encaissez soudainement un montant inhabituel par rapport à votre historique. Pour limiter le risque : complétez votre dossier KYC dès l’ouverture et prévenez le support avant une grosse rentrée d’argent. On détaille la marche à suivre dans la section sur le blocage de fonds plus haut.
SumUp remplace-t-il Tiller ?
Oui. SumUp a racheté Tiller en 2022 et migre progressivement ses clients vers sa propre caisse. Les fonctions avancées de Tiller (gestion de salle, intégrations) se retrouvent dans l’abonnement Caisse Plus, certaines encore en cours de portage. Les anciens clients Tiller signalent quelques changements d’interface.
Sources et références
- SumUp (grille tarifaire officielle, consultée en juin 2026)
- SumUp (présentation officielle de la gamme caisse)
- Capterra, avis utilisateurs SumUp (1 468 avis)
- Trustpilot, avis marchands SumUp
- Article 286 du Code Général des Impôts (obligations logiciels de caisse)
Tarifs
Notre avis final sur SumUp
SumUp est l'un des meilleurs choix pour les indépendants, auto-entrepreneurs et petits commerçants qui veulent démarrer vite, sans abonnement ni engagement, avec un matériel qui leur appartient. L'écosystème est complet et la prise en main immédiate. Deux réserves sérieuses : la commission de 1,75% devient le mauvais calcul dès 2 200€ encaissés par carte chaque mois si on ne bascule pas sur Paiements Plus, et le risque de blocage de fonds reste mal expliqué aux commerçants. Pour un restaurant à salle complexe, un salon avec agenda, ou un volume carte supérieur à 15 000€/mois, regardez d'abord les alternatives spécialisées.
Points forts
- Aucun abonnement obligatoire : avec la commission seule, vous ne payez que quand vous encaissez
- Prise en main en moins d'une heure, sans formation
- Certification NF525 incluse, attestation de conformité téléchargeable
- Matériel acheté une fois, qui vous appartient : terminal dès 34€, caisse double écran à 399€
- Fonctionne sur iPad, tablette Android et smartphone
- Tous modes de paiement : CB, sans contact, Apple Pay, Google Pay, titres-restaurant
- Écosystème complet : TPE, caisse, compte pro, boutique en ligne, facturation
Points faibles
- Commission de 1,75% par transaction : au-delà de 2 200€ encaissés par carte chaque mois, elle revient plus cher que l'abonnement Paiements Plus
- Le pourcentage grimpe à 2,50% sur les paiements à distance (lien de paiement, boutique en ligne)
- Le logiciel de base est volontairement limité : plans de table, multi-établissements et intégrations comptables passent par l'abonnement Caisse Plus (39€/mois)
- Pas d'agenda de rendez-vous intégré : outil séparé nécessaire pour les salons
- Service client par chat, sans ligne téléphonique dédiée pour les urgences
- Risque de blocage de fonds lors des vérifications de conformité, mal anticipé par beaucoup de commerçants
- Intégration de Tiller encore en cours, quelques incohérences signalées par les anciens utilisateurs
Comment nous évaluons les logiciels de caisse
Nous avons étudié et comparé des dizaines de logiciels de caisse pour identifier les meilleures solutions du marché français. Pour chaque outil, nous passons en revue les mêmes critères :
- Les tarifs et les commissions de paiement
- Les conditions contractuelles (engagement, résiliation)
- Le matériel et sa compatibilité
- Les fonctionnalités clés du métier
- Le reporting et les statistiques de vente
- Les intégrations (comptabilité, e-commerce, outils tiers)
- La prise en main et l’ergonomie
- Le support client
Pour aller au-delà des fiches produit, nous acquérons une expérience concrète de chaque solution à travers ses démonstrations, ses vidéos produit et des prises en main directes.
Notre travail d'évaluation comprend :
- Analyse du marché. Suivi des tendances et du positionnement de chaque éditeur sur un marché français en pleine évolution.
- Comparaison fonctionnelle. Mise en regard des fonctions clés face aux principales solutions concurrentes.
- Analyse tarifaire. Estimation du coût total de possession (logiciel, matériel, commissions de paiement), hors promotions temporaires.
- Expérience d’utilisation. Évaluation de l’ergonomie, de la fluidité des parcours et de la courbe d’apprentissage.
- Étude des intégrations. Compatibilité avec la comptabilité, l’e-commerce et les logiciels tiers.
- Revue de conformité. Vérification de la certification NF525 et des obligations liées à la loi anti-fraude à la TVA de 2018.
Nous ne sommes pas rémunérés par les éditeurs pour les évaluer : notre avis reste le même, que la marque propose un programme d'affiliation ou non.
L’auteur de l’article
Ronald Bocaly est un professionnel du commerce et du numérique, particulièrement attentif aux enjeux d’encaissement et de gestion des petits commerces. Depuis six ans, il aide les indépendants et les TPE à s’y retrouver dans le choix de leurs outils de caisse et de paiement, avec une conviction simple : un commerçant bien informé fait un meilleur choix, et pilote sa boutique plus sereinement.
Sur La Caisse Idéale, il décortique les logiciels de caisse, les terminaux de paiement, la conformité NF525, les commissions et les conditions contractuelles. Ces derniers mois, il s’est concentré sur l’évaluation et la comparaison des solutions du marché, pour aider chaque commerce à trouver l’outil réellement adapté à son métier.
Diplômé d’un bachelor en informatique (computer science) obtenu aux États-Unis, il excelle à rendre limpides des sujets techniques et à interroger éditeurs comme commerçants pour en tirer des enseignements concrets. Ses analyses prennent plusieurs formes : avis détaillés, comparatifs par secteur et guides pratiques, toujours dans un langage accessible.
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